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XV de France

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Message par jeanjean le Ven 2 Nov - 19:13

Parra ménagé, Doussain arrive


Morgan Parra, le demi de mêlée de Clermont, victime d'un hématome à une cuisse, va rester en soins jusqu'à dimanche soir. Du coup, l'encadrement du XV de France a convoqué le Toulousain Jean-Marc Doussain en renfort pour préparer la réception de l'Australie le 10 novembre. Ce dernier compte une seule sélection internationale... en finale du Mondial 2011 face à la Nouvelle-Zélande ! Il y a donc désormais trente-quatre joueurs en stage à Marcoussis. Le groupe sera ramené à vingt-trois éléments dimanche soir. Enfin la composition du XV de départ contre les Wallabies sera annoncée jeudi. Les Français affrontent ensuite l'Argentine le 17 novembre à Lille et les îles Samoa le 24 novembre au Stade de France.

Les trente-quatre Français :

Avants (19) : Eddy Ben Arous (Racing-Métro), Thomas Domingo (Clermont), Yannick Forestier (Castres), Benjamin Kayser (Clermont), Guilhem Guirado (Perpignan), Dimitri Szarzewski (Racing-Métro), David Attoub (Stade Français), Vincent Debaty (Clermont), Nicolas Mas (Perpignan), Yoann Maestri (Stade Toulousain), Pascal Papé (Stade Français), Jocelino Suta (Toulon), Sébastien Vahaamahina (Perpignan), Damien Chouly (Clermont), Yannick Nyanga (Stade Toulousain), Pierrick Gunther (Toulon), Alexandre Lapandry (Clermont, Fulgence Ouedraogo (Montpellier), Louis Picamoles (Stade Toulousain).

Arrières (15) : Maxime Machenaud (Racing-Métro), Morgan Parra (Clermont), Frédéric Michalak (Toulon), Jules Plisson (Stade Français), François Trinh-Duc (Montpellier), Vincent Clerc (Stade Toulousain), Brice Dulin (Castres), Benjamin Fall (Racing-Métro), Gaël Fickou (Stade Toulousain), Wesley Fofana (Clermont), Florian Fritz (Stade Toulousain), Yoann Huget (Stade Toulousain), Vincent Martin (Toulon), Maxime Mermoz (Toulon), Jean-Marc Doussain (Stade Toulousain)

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Message par jeanjean le Ven 2 Nov - 19:22

Les Blacks 3 fois en juin 2013

La fédération néo-zélandaise de rugby (NZRU) a confirmé vendredi que les All Blacks accueilleraient trois fois l'équipe de France en juin 2013. D'abord le 8 à Auckland, où les Bleus se sont inclinés en finale de la dernière Coupe du monde, ensuite le 15 à Christchurch et enfin le 22 à New Plymouth. La France est la dernière nation à avoir battu les Blacks sur leur terre, c'était en 2009 au Carisbrook de Dunedin (27-22).

«Nous sommes ravis d'accueillir une fois de plus la France, une équipe qui produit toujours du spectacle pour le public et un challenge relevé pour les Blacks comme nous le savons bien, a déclaré le chef exécutif de la NZRU Steve Tew. Je suis sûr que les spectateurs sont excités que la France retourne à l'Eden Park le 8 juin pour son premier match avec les All Blacks depuis cette rencontre palpitante en octobre dernier (2011)».

Les Néo-Zélandais rencontreront également l'Australie à Wellington (24 août), l'Argentine à Hamilton (7 septembre), l'Afrique du Sud à Auckland (14 septembre) et à nouveau l'Australie à Dunedin (19 octobre).

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Message par jeanjean le Dim 4 Nov - 8:50

XV de France. L'expérience primera sur la jeunesse
La liste des 23 est annoncée aujourd'hui.


Un groupe de 33 joueurs a participé hier au premier entraînement du stage de préparation du XV de France à la tournée d'automne. L'annonce de la liste des 23 joueurs pour le premier match contre l'Australie sera faite ce soir.

Après une matinée dévolue à la récupération et aux photographies officielles pour la Fédération et des entreprises partenaires, 33 des 34 joueurs se sont entraînés durant environ une heure et demie en milieu d'après-midi. Comme prévu, Morgan Parra, qui soigne un hématome à une cuisse, s'est, lui, contenté d'un quart d'heure de course en marge du groupe.

Les 33 autres joueurs dont Jean-Marc Doussain arrivé la veille au soir, ont travaillé leur technique individuelle en deux groupes séparés, avant de se réunir pour s'exercer avec contact léger aux lancements de jeu et à la défense.
Vahaamahina retenu ?

D'autres séances sont prévues aujourd'hui : une en groupes avants et trois-quarts séparés, puis une dernière collective avec opposition. L'encadrement arrêtera ensuite sa liste des 23 joueurs pour le premier test-match contre l'Australie. L'expérience sera privilégiée face à un adversaire redouté et la plupart des huit nouveaux appelés devraient rentrer dans leurs clubs demain matin.

En première ligne, Forestier, Ben Arous et Guirado ne resteront pas, devancés par Domingo, Debaty, Mas, Attoub, Szarzewski et Kayser. Un novice restera en revanche en 2e ligne comme doublure des incontestables Papé et Maestri. Le Perpignanais Vahaamahina (21 ans) devrait être préféré à Suta, en délicatesse avec ses cervicales. En 3e ligne, l'expérience joue en faveur de Nyanga, Ouedraogo et Picamoles. Auteur d'un excellent début de saison, Chouly devrait avoir l'avantage sur Lapandry et Gunther. A la charnière, les polyvalents Parra et Michalak seront de la liste. Il ne devrait rester qu'une seule place, qui se jouera entre Machenaud et Trinh-Duc selon l'option choisie. Plisson et Doussain retrouveront probablement leurs clubs. Chez les trois-quarts, Fickou et Martin devraient également être écartés, laissant la place à Fritz, Mermoz, Fofana, Clerc, Huget, Fall et Dulin. Si l'encadrement optait toutefois pour conserver Machenaud et Trinh-Duc, Huget ou Fall pourrait en faire les frais.

Le groupe probable des 23

Avants (13) : Mas, Attoub, Domingo, Debaty, Szarzewski, Kayser, Papé, Maestri, Vahaamahina, Picamoles, Nyanga, Ouedraogo, Chouly

Arrières (10) : Parra, Michalak, Machenaud (ou Trinh-Duc), Mermoz, Fritz, Fofana, Clerc, Fall, Huget, Dulin.


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Message par jeanjean le Lun 5 Nov - 17:14

Machenaud passe le cut


Pas de grand vent de jeunesse pour le XV de France où l'expérience a été privilégiée. A noter le retour de Yannick Nyanga et la présence des jeunes Maxime Machenaud et Brice Dulin. A l'inverse, Gaël Fickou et Pierrick Gunther doivent patienter.


Les 23 de la tournée d'automne :

Avants : Domingo, Forestier, Kayser, Szarzewski, Debaty, Mas, Maestri, Papé (cap), Suta, Chouly, Nyanga, Ouedraogo, Picamoles
Arrières : Machenaud, Parra, Michalak, Trinh-Duc, Clerc, Dulin, Fofana, Fritz, Huget, Mermoz

Prime à l'expérience

On pouvait s'attendre à ce que l'expérience soit privilégiée par Philippe Saint-André dans le contexte d'une tournée qui peut rapporter gros, notamment une place de tête de série pour le Mondial 2015. Le sélectionneur n'a pas pour autant fermé la porte à ceux qui n'ont pas ou peu de capes, preuve en est la présence de Yannick Forestier, Jocelino Suta (qui ne ne doit donc plus souffrir des cervicales) et Damien Chouly dans le pack. Mais le vécu a tout de même compté pour beaucoup, comme prévu. ainsi, le passé en Bleu de Yannick Nyanga, et son excellent début de saison, ont fait pencher la balance en sa faveur alors que Pierrick Gunther doit encore patienter pour vivre son premier match avec le XV de France. Pour le reste, c'est du solide dans le pack.

Chez les trois-quarts, la présence de Maxime Machenaud confirme tout le bien que l'encadrement tricolore pense de lui depuis la tournée en Argentine. Brice Dulin a été préféré à Benjamin Fall, qui a trop peu joué depuis le début de la saison. Malgré une cuisse gauche douloureuse, Morgan Parra fait, lui, bien partie du groupe. «Les nouvelles sont bonnes, il a recouru. Il a fait des appuis, il a pu accélérer et buter. Il est à 100 %», a assuré Saint-André au micro de France 3. Mais la présence de Machenaud installe une nouvelle concurrence au poste. En tout cas, avec Michalak, Trinh-Duc, Parra et l'espoir du Racing, les combinaisons pour former la charnière ne vont pas manquer.

Fofana préféré à Fickou

Au centre, on note que Gaël Fickou, une des sensations du moment, n'a pas été retenu. Peut-être encore trop tendre, il laisse sa place à Wesley Fofana et ses qualités de puncher. Florian Fritz a de nouveau la confiance du sélectionneur et son association avec Maxime Mermoz est plus que prometteuse. Les ailes de l'attaque sont laissées aux Toulousains Vincent Clerc, qui retrouve sa place, et Yoann Huget. Enfin, le Castrais Brice Dulin est l'une des points intéressants de la liste : seul arrière de métier, il aura plus que son mot à dire durant ces tests.

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Message par jeanjean le Lun 5 Nov - 17:20

«Des choix compliqués»


Au lendemain de l'annonce du groupe des 23 qui disputeront les tests de novembre, Philippe Saint-André revient sur les choix qu'il a dû faire et sur la jeune génération qui pointe le bout de son nez avec insistance.


Choisir entre le très bon ou l'excellent. Voilà ce qu'ont dû faire Philippe Saint-André et son staff pour dessiner le groupe de 23 joueurs appelés à disputer les tests de novembre. Un choix de riches, certes, mais pas facile pour autant. Philippe Saint-André revient pour nous sur ce moment.

Peu de jeunes pousses au final

«Le choix a été compliqué. On a eu mal à la tête. Il y a des jeunes qui ont vraiment été très bons. Mais les faire commencer, à 18 ou 20 ans face à l'Australie pouvait être un cadeau empoisonné. C'est pourquoi nous avons choisi des joueurs plus expérimentés»

La jeune génération arrive à maturité

«Les jeunes que j'ai vu ont vraiment l'expérience du haut niveau. Cette génération est totalement professionnelle. Ils ont assimilé pleinement les notions de préparation, de récupération, de musculation. On commence à voir du beau potentiel à certains postes. Il ne leur manque que la maturité et de jouer encore plus. Mais depuis l'annonce de leur présence dans le groupe, certains comme Jules Plisson font plus de feuilles de match et ce n'est pas un hasard.»

L'apport du stage de trois jours

«Cela nous a permis de faire de vraies oppositions. tout le monde a joué le jeu et c'était intéressant. On a approché des zones de fatigues assez extrêmes car on sait que c'est ce qui nous attend face à l'Australie. En général, ils aiment bien garder le ballon et enchaîner les temps de jeu. Et ils font exploser physiquement leur adversaire à l'heure de jeu.»

Enfin de la cohérence ?

«De la cohérence, il y en a par rapport à ce que nous avons vu durant la tournée en Argentine, oui. Mais il y a surtout une énorme différence de fraîcheur physique entre les joueurs. Certains sortent de huit matches en tant que titulaires en Top 14. Beaucoup ont bénéficié de temps de jeu accru car ils ont remplacé des Argentins qui étaient au Four Nations. Il y a d'autres clubs où les blessures ont empêché le roulement des effectif. Du coup, on fait des entraînements à la carte. Les temps de jeu sont très différents entre les joueurs et c'est difficile à gérer».

Debaty plutôt qu'Attoub ?

«David Attoub était en concurrence pour un poste de titulaire. C'est un profil de pilier spécialiste de la mêlée. Un profil très proche de celui de Nicolas Mas. Ce que nous cherchions, c'était plutôt un remplaçant, un impact-player capable d'apporter une plus-value à l'heure de jeu. Et dans ce contexte, "le Belge" a toujours répondu présent.»

Fofana plus que Fickou ?

«A cette place-là, il y a Wesley Fofana qui est tout autant capable que Gaël Fickou de renverser un match et qui a surtout deux années d'expérience supplémentaire. En Coupe d'Europe, Fofana a fait un match exceptionnel. Mais c'est vrai qu'au centre il y a beaucoup de concurrence. Nous avons voulu rester sur des choses cohérentes par rapport à la dernière tournée. Et le groupe reste ouvert pour les prochains matches».

Le trident d'attaque

«C'était compliqué de choisir pour les ailiers et arrières. Il y a Vincent Clerc, meilleur marqueur du championnat, qui revient à son poste (laissé au repos durant la tournée estivale). Nous avons choisi de laisser partir celui qui a le moins joué depuis le début de la saison (Benjamin Fall), qui a fait trois bons jours mais dont nous ne sommes pas sûrs qu'il tiendra quatre-vingt minutes face à l'Australie.»

Bertrand LAGACHERIE, à Linas-Marcoussis

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Message par jeanjean le Mar 6 Nov - 17:48

«Une concurrence saine»

Longtemps, François Trinh-Duc a semblé indéboulonnable du poste d'ouvreur du XV de France. Mais avant le test-match face à l'Australie (samedi, 21h00), le Montpelliérain n'est plus sûr de rien. La faute à une nouvelle concurrence.


Qui pour porter le maillot bleu floqué du numéro 10 ? La question passionne depuis de longues années sans qu'un candidat indiscutable ne se distingue. Sous l'ère Lièvremont, François Trinh-Duc semblait indéboulonnable... jusqu'à la Coupe du monde 2011, où le poste à régulièrement été confié à Morgan Parra, habituel demi de mêlée. Pourtant, aux premières heures du mandat Saint-André, François Trinh-Duc est encore présent. Conscient qu'il doit encore et toujours prouver qu'il est capable de tenir la baraque, le Montpelliérain ne fuit pas ses responsabilités : «Je dois m'affirmer en tant que leader et m'impliquer un peu plus dans la mise en place des systèmes de jeu. Je n'hésite pas à aller voir les coaches et à discuter avec eux. Je leur donne mon avis, même si ce n'est pas le bon».
L'ombre de Michalak plane sur la charnière
Toujours sous le feu de l'interrogation populaire - une des caractéristiques de ce poste si exposé, Trinh-Duc est également soumis à une nouvelle concurrence. Impossible d'éviter le sujet Frédéric Michalak tant l'ombre du Toulonnais plane sur la charnière tricolore. «La concurrence est saine et positive, répond-il. Frédéric est un exemple et c'est un contexte qui fait avancer. Et ce n'est pas nouveau, je pense avoir déjà été soumis à la concurrence (Lionel Beauxis et Damien Traille, notamment, mais aucun des deux n'a réussi à s'installer sur la durée, Ndlr). Mais mon cas n'est pas le plus important, il faut surtout que tout cela fasse avancer l'équipe. De toute façon, Frédéric et moi avons la même philosophie du rugby. Nous sommes joueurs et nous aimons avancer ».

Bien sûr, le sujet n'est apparemment pas celui qui enchante le plus l'ouvreur et on devine qu'il est temps de passer à autre chose. Comme le fait d'être maintenu sous pression avec une annonce d'équipe faite le jeudi en lieu et place du mardi habituel. «C'est plus proche du système des clubs et ce n'est pas plus mal, rappelle-t-il. Tout le monde est concerné et se donne à fond durant les entraînements de la semaine pour gagner sa place». Cette fois, plus que jamais, François Trinh-Duc n'est pas assuré de débuter. Mais il est toujours là, candidat prêt à agir.

Bertrand LAGACHERIE, à Linas-Marcoussis

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Message par jeanjean le Mer 7 Nov - 10:33

XV de France. Quelle charnière contre les Wallabies ?


Tournées. Parra et Trinh Duc tiennent la corde pour débuter mais Machenaud et surtout Michalak postulent.


Parra ou Machenaud à la mêlée... Trinh Duc ou Michalak à l'ouverture... Quelle «combinaison» les sélectionneurs choisiront-ils demain pour affronter l'Australie samedi?

Le débat est éternel au sein du rugby français et Philippe Saint-André n'échappe pas à la règle. En poste depuis janvier, le manageur français a déjà aligné cinq charnières différentes en sept matches à la tête du XV de France: Yachvili-TrinhDuc (1 fois), Parra-Trinh Duc (3), Dupuy-Beauxis (1), Yachvili-Beauxis (1) et Machenaud-Michalak (1). Dès lundi, Saint-André a cependant planté le décor d'une phrase sibylline: «Ma charnière, je l'ai en tête». Avis aux quatre joueurs concernés qui ne connaîtront leur sort que demain, jour inhabituellement tardif d'annonce d'équipe.

En attendant, «on mélange, on essaie de trouver des repères tous ensemble», explique Morgan Parra, remis de son hématome à une cuisse et de retour à l'entraînement collectif.

En l'absence de Dimitri Yachvili, le Clermontois (23 ans, 43 sélections), qui forme avec François Trinh-Duc la paire la plus utilisée des cinq dernières années, a trouvé un nouveau et solide concurrent en la personne de Maxime Machenaud (23 ans).

Prime au buteur

Le Bordelais a crevé l'écran au mois de juin en Argentine dès sa première sélection, avec un essai à la clé (victoire 59-10) et il a été rappelé sans surprise pour ces tests de novembre. Mais le Clermontois, reste le N°1, en raison de son expérience internationale (43 sel.) et de son efficacité dans les tirs au but. En outre Machenaud a beaucoup joué depuis le débuit de saison avec son nouveau club (Racing-Metro) et manque d'un peu de fraîcheur actuellement. Dans la mesure où l'hématome à une cuisse n'est plus un souci pour Parra, celui-ci débutera samedi.

La logique Trinh Duc ou la «séduction» Michalak?

A l'ouverture, le choix sera peut-être plus délicat... François Trinh-Duc, qui manifeste toujours une certaine inconstance, dans la gestion notamment, malgré ses 42 sélections, démontre depuis quelques semaines avec son club (Montpelmlier) qu'il monte en régime. Mais voilà Frédéric Michalak (30 ans, 56 sél.) qui repointe son nez. De retour en France (Toulon) et en sélection depuis le mois de juin, il émane du garçon un nouveau bien-être, une certaine maturité. Sa force et son problème éternels: il alterne sur deux postes (9-10)...

Une certaine logique (il possède davantage les réflexes du 10 et il est habitué à évoluer avec Parra) voudrait que Trinh Duc débute samedi mais l'aisance actuelle de Michalak pourrait séduire Saint-André et Lagisquet.

Quartier libre

Les Tricolores ont eu droit à une double ration d'entraînement hier à quatre jours de la réception de l'Australie. Les 23 joueurs présents au Centre national (CNR) de Marcoussis ont entamé leur journée en groupes séparés alternant musculation et ateliers rugby sur le terrain. Le groupe s'est réuni dans l'après-midi pour un entraînement collectif d'environ une heure, ouvert au public, avec opposition face à des espoirs du pôle France. Morgan Parra, Maxime Machenaud et Frédéric Michalak ont achevé la séance en s'exerçant aux tirs au but. Après un dîner hors des murs du CNR hier soir, les Bleus sont de repos aujourd'hui. Ils ont quartier libre en fin de matinée jusqu'en soirée.
..L'adversaire du XV de France samedi (21h00) à Saint-Denis.

L'Australie : un monument... d'inconstance

Où en sont les Wallabies? Avant le dernier match du Four Nations, cet été, on les annonçait moribonds, et leur entraîneur Robbie Deans aux portes du licenciement. Ils venaient d'enregistrer une correction en Afrique du Sud (8-31) après deux revers cinglants contre les All Blacks (19-27, 0-22) et deux victoires poussives sur les Sud-Africains (26-19) et les Pumas (23-19). Mais l'ultime victoire en Argentine (25-19) les a propulsés à la deuxième place du tournoi, devant les Springboks, au bénéfice du nombre de victoires. Surtout, deux semaines plus tard lors de la dernière manche de la Bledisloe Cup, ils ont tenu en échec (18-18) les tout-puissants All Blacks qui restaient sur 16 victoires d'affilée!

Deans et son staff ont traversé un hiver austral maudit. En l'espace de quelques mois, les Wallabies ont perdu une dizaine de joueurs, dont trois capitaines successifs: le2e ligne James Horwill (mai), le3e ligne David Pocock (août) puis le demi de mêlée Will Genia (septembre). Autres blessés notables, l'ailier et buteur James O'Connor et l'ouvreur Quade Cooper. Pendant sa convalescence,celui-ci n'a d'ailleurs pas hésité à jeter de l'huile sur le feu en critiquant publiquement le jeu prôné par Robbie Deans et «l'environnement toxique» de la Fédération australienne! Ces propos lui ont valu 60.000 dollars australiens (46.000 euros) d'amende et trois matches de suspension... avec sursis.

Si les Wallabies n'ont plus actuellement une irrésistible puissance de feu, ils sont toujours dangereux par leur faculté à aligner de longues séquences de jeu et ont affiché quelques progrès en mêlée. Si Deans a été contraint de faire sortir de sa retraite le 2e ligne Sharpe (34 ans, 112 sélections), il a aussi lancé avec succès l'hyperactif 3e ligne Hooper (21 ans) et le buteur Harris (24 ans). Et pour cette tournée, il retrouve le 3e ligne «empoisonneur» David Pocock... Mais peut-être pas dès samedi (voir ci-dessous).

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Message par jeanjean le Mer 7 Nov - 10:37

XV de France. Philippe Saint-André : «Les Australiens vont vouloir nous faire exploser»
..Avec le manager du XV de France, Philippe Saint-André.


Hier, le manager du XV de France, Philippe Saint-André est revenu sur le choix ayant accouché de la sélection des 23 pour affronter l'Australie samedi (21h00) à Saint-Denis : «ça a été compliqué, on a eu mal à la tête… Parce qu'on a des jeunes qui sont vraiment étonnants… Il y en a qui ont pris des préparateurs physiques individuels pour faire des efforts supplémentaires. Ils se donnent vraiment les moyens d'y arriver. Cette jeune génération est vraiment pro. Ils ont intégré la récupération, la préparation, la musculation… Maintenant, il faut qu'ils arrivent à maturité et on a préféré l'expérience pour ce match. Faire commencer un jeune de 18 ou 20 ans contre l'Australie, ça peut être un cadeau empoisonné».

Il a aussi qualifié d'«intéressant» le dernier entraînement du stage, qui s'est déroulé samedi : «Tout le monde a joué le jeu. On est allé dans des zones de fatigue assez extrêmes parce qu'on sait que les Australiens vont nous pousser jusque-là. Ils voudront nous faire exploser physiquement sur de longues séquences de jeu».

«PSA» n'a pourtant pas caché la «différence de fraîcheur physique énorme» parmi ses joueurs : «Il y en a qui ont fait huit matches d'affilée titulaires, alors qu'on sait qu'à partir de cinq on entre dans des zones de blessures. Il y a une différence incroyable due au temps de jeu, aux blessures dans leurs clubs, aux Argentins qui étaient absents quatre mois…».

Un an et demi de transition

Il est par ailleurs conscient que la période à venir ne sera pas simple : «On a 15, 16 mois de transition à gérer. Pendant six ou sept ans, Servat, Nallet, Chabal, Imanol (Harinordoquy), Bonnaire, Yachvili, Rougerie étaient des «tauliers» identifiés. Ces mecs-là sont maintenant à la retraite ou sont passés au garage pour quelques opérations. À nous de faire confiance à certains pour qu'ils s'affirment, comme Szarzewski. Avec William (Servat) qui n'est plus là, à lui de prendre le leadership».

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Message par Nyko75 le Jeu 8 Nov - 9:05

Michalak à la baguette


Philippe Saint-André a fait son choix. C'est Frédéric Michalak qui aura la charge du jeu tricolore face à l'Australie (samedi, 21 heures), il sera associé à Maxime Machenaud. Brice Dulin démarre à l'arrière.
Le XV français : Dulin - Fofana Mermoz, Fritz, Clerc - (o)Michalak, (m) - Machenaud - Ouedraogo, Picamoles, Nyanga - Maestri, Papé (cap) - Mas, Szarzewski, Forestier

Les remplaçants : Kayser, Domingo, Debaty, Suta, Chouly, Parra, Trinh-Duc, Huget.

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Message par Nyko75 le Ven 9 Nov - 9:44

Maestri victime d'un lumbago


Yoann Maestri s'est réveillé vendredi matin avec des douleurs aiguës au dos. Victime d'un lumbago il est remplacé dans le XV de départ pour affronter l'Australie (samedi au Stade de France à 21h00) par Jocelino Suta, le deuxième ligne de Toulon. Le Perpignanais Sébastien Vahaamahina est appelé en renfort et intègre le groupe des 23. Maestri restera à Marcoussis ces trois prochains jours pour être soigné.

- R.B.
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Message par jeanjean le Sam 10 Nov - 19:47

D'abord tenir


C'est un terme que l'on entend un peu partout en ce moment mais il peut aussi s'appliquer au XV de France. Productivité. Avec neuf jours de préparation, les Bleus vont devoir se mettre au niveau des Wallabies qui sortent du Four Nations et de plus de quatre mois de vie (presque) commune. Une gageure. La dernière fois que les Wallabies ont rendu visite au XV de France, la correction avait été cuisante (59-16). Le mandat Lièvremont en avait été marqué à jamais et Yoann Huget, présent lors du naufrage, résume bien la situation en évoquant « une équipe qui affrontait une sélection ». Pour éviter un tel scénario Philippe Saint-André n'avait finalement pas tant de solutions.

Encore en manque de certitudes

En finissant quatrièmes du dernier Tournoi, les Bleus n'avaient pas permis à leur staff de s'appuyer sur de nombreuses certitudes. Saint-André placera alors tous ses espoirs dans la tournée estivale en Argentine où il a « vu de belles choses ». Et pour cette première rencontre face à un des monstres de l'hémisphère sud, il a choisi « de s'appuyer sur le squelette de l'équipe » qui avait remporté un match en Argentine. « Un match facile, face à une équipe B », temporise Frédéric Michalak. Effectivement, sans partir dans l'inconnu, la marge de manoeuvre reste très mince. D'où le fait que les 23 sélectionnés pour le match soient essentiellement des hommes d'expérience par rapport au vent de jeunesse annoncé par le premier groupe de 33.

Relever le défi physique

De la jeunesse, il en restera avec la présence de Maxime Machenaud à la mêlée. Associé à Michalak à la charnière, il laisse espérer un jeu débridé du XV de France. Brice Dulin à l'arrière est également une ouverture vers l'avenir. Il y a également le pari Fofana à l'aile, un poste que le joueur goûte pourtant peu mais où ses qualités de puncher peuvent faire des étincelles. Et cette première ligne clermontoise qui débutera sur le banc, prête à rentrer d'un bloc comme autant d'impact players le couteau entre les dents. L'image est belle et le scénario intéressant. Mais avant de rêver, il faudra se coltiner l'Australie. Un monstre du rugby moderne. La capacité à faire entrer leurs adversaires dans la zone rouge pour les achever à l'heure de jeu est la caractéristique principale des Wallabies. Il y a deux ans, les Français n'avaient pas tenu la comparaison physique. Tous les joueurs sont conscients qu'il faudra d'abord répondre présent dans ce secteur avant de pouvoir espérer prendre le match à leur compte. « Face à leur jeu simple, à une passe, il faudra rester serré. C'est la base du rugby de haut niveau », annonce Michalak. On ne serait pas contre, cependant, un petit éclair de génie pour relever la sauce. D'autant que l'Australie, privée de nombreux joueurs essentiels (Cooper, Genia, Pocock,...) et éprouvée par un Four Nations décevant, ne présente pas son habituel profil destructeur. L'occasion semble belle pour tourner définitivement la page.

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Message par Nyko75 le Sam 10 Nov - 21:57

France 33-6 Australie
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Message par jeanjean le Dim 11 Nov - 8:55

XV de France. Deux ans après, quelle réponse !


Un saut en avant. Ou un bond (de kangourou bien sûr). Appelez cela comme vous voulez mais cette victoire de l'équipe de France est sans conteste la sortie la plus maîtrisée depuis le début de l'ère Saint-André. Pour donner un peu plus de sens à ce constat, laissons les chiffres œuvrer. La France n'avait plus battu l'Australie depuis 2005 et restait sur la plus lourde défaite de son histoire face aux Australiens (59-16 en 2010), qui constituait également le plus lourd total de points jamais encaissé par le XV de France à domicile. Hier soir, elle a tout simplement renversé les statistiques, tutoyant celui établi de la plus large victoire française face à l'Australie (34-6) en 1976. C'est dire…

De plus, elle est aujourd'hui la seule nation européenne à sortir victorieuse d'un affrontement Nord-Sud lors de cette première journée de la tournée d'automne. Les Irlandais ont en effet cédé face à l'Afrique du sud et les Gallois, pourtant tenants du titre européens, ont subi la loi des Argentins, nos prochains adversaires samedi à Lille.

Son agressivité de début de match l'a boosté et ne l'a jamais quitté jusqu'aux dernières minutes passées à défendre sur sa ligne. Les Français avaient assurément de la moelle comme le suggéraient ces larmes de Yannick Nyanga aux sons de La Marseillaise. Et comme on avait surestimé les progrès australiens dans l'épreuve de vérité, la mêlée française a fait immédiatement la différence. Deux mêlées suffirent à démontrer la supériorité bleue et Picamoles profita de l'écran de Machenaud pour faire les cinq mètres qui le séparaient de l'en-but et lancer idéalement son équipe. Ce qu'on ne savait pas, c'est que l'Australie ne reverrait plus le dossard des Bleus.

C'est à la demi-heure de jeu que la résistance de la défense française a été le plus durement éprouvée sur une séquence interminable des Australiens. Il manqua alors aux joueurs de l'hémisphère sud la dernière petite passe mais leur alternance (jeu dans l'axe - jeu au large) était annonciatrice de mauvais présages. Du moins croyait-on à cet instant du match. Heureusement, il s'est encore trouvé une mêlée pour renvoyer les Australiens dans leur camp et les mettre sous pression pour se mettre deux fois en position de marquer sur une pénalité et sur un drop de Michalak au terme d'une action qui démontra toute la sobriété et la cohérence du jeu français au cours de cette première mi-temps.

C'est encore une fois la mêlée qui porta le XV de France dès la reprise. Les Français y ajoutèrent une nouvelle fois quelques plaquages en avançant qui lézardèrent la confiance australienne. Et la lame est tombée sur un tour de… passement de jambes, façon ballon rond, de Frédéric Michalak qui mystifia son vis-à-vis Beale et pénétra au cœur de la défense wallaby avant de libérer les jambes de Fofana. Le break était français. Confiance en bandoulière, l'équipe de France emmenée par un Frédéric Michalak, héros retrouvé au nom scandé par le Stade de France, balaya alors tous les doutes et toutes les craintes qu'on pouvait émettre à son sujet avant la rencontre. Un essai de pénalité enfonça définitivement les Australiens, vexés comme jamais. La volonté que mirent ensuite les Français à défendre leur ligne donna encore plus de corps à cette victoire.
Saint-André : «Leur mettre 30 points c'est encore plus rare»

Quels sont vos sentiments après cette victoire ?

«D'abord, je suis fier des joueurs, fier de Pascal (Papé) et de son équipe. On avait fait neuf jours de préparation de qualité. ça s'est retrouvé sur la pelouse. C'est une très belle victoire. Quand on voit les résultats des équipes de l'hémisphère Sud, l'Afrique du Sud qui gagne en Irlande, les Argentins qui gagnent les Gallois… On avait décidé de mettre beaucoup de combat, de monter très vite défensivement, d'être très agressifs dans les zones de ruck. ça a été la clé du match. Il y a eu aussi des choses très intéressantes offensivement. J'ai dit aux joueurs de savourer cette victoire. Gagner une nation de l'hémisphère Sud, ça n'arrive pas souvent. Leur mettre trente points c'est encore plus rare».

Quels ont été à vos yeux les qualités manifestées par votre équipe ?

«On avait senti quelque chose en Argentine… On est un peu sur la lignée du deuxième test avec de l'intelligence. On avait rajeuni… Je ne peux pas dire qu'un groupe s'est créé, on va attendre les trois tests avant de l'affirmer, mais on est vraiment capable de faire des belles choses. J'ai envie de féliciter Morgan (Parra), François (Trinh-Duc) qui étaient remplaçants et qui se sont énormément impliqués dans la stratégie. Il faut aussi féliciter les nouveaux capés, Forestier qui s'est cru demi d'ouverture en première mi-temps, Suta, et puis le jeune Vahaamahina qui a peu de matches en Top 14 et a démontré dans le un contre un qu'il avait certaines qualités. Contre l'Argentine, il faudra avoir la même intensité… Avoir aussi peur qu'on l'a eue aujourd'hui.»


Fiche

France 33 - Australie 6

MT: 16-6; temps pluvieux; 65.000 spectateurs; arbitre: M. Nigel Owens (pays de Galles)

Vainqueurs: 3 E Picamoles (13), Fofana (53), pénalité (64); 3 T, 2 P (6, 35), 1 D (38) Michalak; 1 P (76) Parra.

Vaincus: 2 P Harris (8,21).

Evolution du score: 3-0, 3-3, 10-3, 10-6, 13-6, 16-6/23-6, 30-6, 33-6.

FRANCE: Dulin; Fofana (Huget, 59), Fritz (Fofana, 60), Mermoz, Clerc (o) Michalak (Trinh-Duc, 74) (m) Machenaud (Parra, 64); Ouedraogo, Picamoles (Chouly, 65), Nyanga (Suta, 68); Suta Vahaamahina, 68), Papé (cap); Mas (Debaty, 60), Szarzewski (Kayser, 50), Forestier (Domingo,50).

AUSTRALIE: Harris (Barnes, 57); Ashley-Cooper, Tapuaï, Mc Cabe, Cummins (o) Beale (m) Phipps; Hooper, Palu (Samo, 60), Dennis (Gill, 70); Sharpe (Simmons, 65), Douglas; Kepu (Slipper, 50), Polota Nau (Moore, 60), Robinson (Ryan, 65)-Rempl. tempo.: Robinson par Slipper (29-37)

La note du match: 14/20-Les hommes du match: Louis PICAMOLES et Frédéric MICHALAK (France).
France-Australie. Le match en questions.


À un tout petit point du record de… 1976

Les larmes de Nyanga. Les premiers défis individuels. La tête haute. Les gestes lâchés sans retenue à défaut d'être toujours justes, le XV de France en quelques minutes avait déjà répondu à pas mal de questions plus ou moins inquiétantes sur ce premier choc international de la saison. Mais les plus belles réponses étaient à venir...

La France qui tape l'Australie, c'est plutôt rare non?

La dernière victoire tricolore remontait au 5 novembre 2005 (26-16) au Stade Vélodrome de Marseille. Depuis que le rugby est entré dans l'ère professionnelle, les Bleus n'ont battu que quatre fois les Australiens en...seize confrontations. Après la terrible volée de l'automne 2010, le succès de cette année prend une saveur toute particulière.

27 points c'est le plus grand écart en faveur des Français ?

Non. Au Parc en 1976 il y en avait...28 (34-6). Mais les Tricolores avec six essais (Harize, Averous, Bertranne, Aguirre, Rives et Cholley! mais aussi deux transformations et un but d'Aguirre et un drop de Richard Astre) moins bien payés à l'époque avaient réellement écrasé les Wallabies. Sur les dix dernières oppositions, avant le match d'hier, la France avait encaissé 300 points contre l'Australie, une moyenne de 30 par match. Ce succès va faire du bien aux cœurs, mais aussi aux stats.

Les Bleus avaient quitté Saint-Denis la queue entre les jambes il y a huit mois après leur défaite contre l'Angleterre. Comment ont ils retrouvé «leur» enceinte ?

Comme s'ils n'y avaient jamais connu la moindre panne de courant... Un début de match conquérant et bourré de promesses malgré une série de ballons redonnés trop vite, un essai très tôt et la prise du score si importante dans ce genre de soirée.

La mêlée tricolore a-t-elle fait honneur à sa réputation ?

Absolument. Et l'arrivée des «petits» derniers, Forestier et Suta n'a pas, loin s'en faut, fragilisé l'édifice. Cet exercice mystérieux et collectif reste un des...piliers du rugby de France avec hier soir, en point d'orgue, le toujours humiliant essai de pénalité alors que l'affaire était déjà bien engagée...

Le pari Michalak a-t-il été tenu ?

Tenu et gagnant. Fred a mis 100% des coups de pied et joué un rôle décisif dans la construction du succès. Sa touche non trouvée à l'origine de la seule action d'essai des Australiens (refusé après arbitrage vidéo) n'empêchera pas la Michalakmania de repartir comme au bon vieux temps. Le Toulonnais peut commencer à filtrer de nouveau les sollicitations qui ne manqueront pas de s'abattre sur son agenda de star !

Peut-on situer un tournant dans ce match ?

Pas vraiment, mais nous en avions noté deux en cours de route, au cas où...Le premier après une demie heure de jeu sur une situation d'essai et l'en avant de Forestier (la France pouvait passer à 20-6 elle restait scotchée à 13), le second, encore sur un en avant après une vague de magnifiques lames noires Nyanga, Fofana, Ouedraogo déferlant après un des innombrables rushes de Louis Picamoles. Deux détails ce matin, dans les brumes victorieuses de cette belle soirée d'automne.

La suite s'annonce passionnante...

Evidemment, avec toutes les réserves d'usage lorsque l'on retrouve nos chers «amis» argentins.
Frédéric Michalak : «Il faut voir plus haut»

Pascal Papé : «C'est une immense fierté. On a un groupe vraiment concerné, vraiment motivé. Quelque part, il y a eu ce scénario de 2010 qui était dans toutes les têtes, on n'avait pas envie de le revivre. On était ultra-motivé, tout simplement.»

Frédéric Michalak : «Nous avons accompli une bonne prestation, surtout défensivement même si des fois on était à deux doigts de lâcher. Il y a eu un très bel état d'esprit sur le terrain. Il faut voir plus haut encore.»

Vincent Clerc : «C'est un match qui ressemble à ce que l'on voulait : beaucoup d'intensité, beaucoup d'agressivité, être fort sur les choses simples. On aurait pu aussi finir quelques coups qui auraient pu nous mettre à l'abri plus tôt, c'est dommage. Mais globalement c'est un match qui est bien maîtrisé avec l'intensité qu'il fallait. C'est une bonne indication. Ca veut dire que l'on est capable de hausser notre niveau de jeu, techniquement et physiquement. C'est vraiment intéressant avec seulement 10 jours de préparation.»

Yannick Nyanga : «Je ne pense pas que 30 points aux Australiens ça nous arrivera souvent. On a très bien défendu. On a été capable de jouer sur nos points forts : un gros paquet d'avants, une charnière qui a bien mené tout ça. On va savourer un peu et vite se projeter car ce qui arrive c'est costaud. Mes larmes au moment de l'hymne ? J'aurais aimé les contenir mais je n'ai pas pu. Je pensais à beaucoup de choses. C'était très spécial.»

Maxime Machenaud : «C'était ma première en France, dans ce grand stade, assez impressionnant, où je n'avais joué qu'une seule fois, avec le Racing-Métro… mais ce n'était pas tout à fait la même ambiance. Il y avait un peu d'appréhension au début. On est arrivé à bien entrer dans le match en faisant des choses simples. Mais il ne faut pas s'enflammer.»

Robbie Deans (entraîneur de l'Australie) : «Les Français ont vraiment fait un match plein. Ils étaient trop forts pour nous ce soir. Leur confiance a grandi au fil du match. Ils méritent leur victoire.»

Nathan Sharpe (capitaine de l'Australie) : «On savait que les Français allaient mettre beaucoup d'intensité, c'est toujours le cas avec eux. Même quand on eu des situations favorables, on n'a pas trop su quoi en faire…»

Kurtley Beale (ouvreur de l'Australie) : «Les Français étaient prêts mentalement. Leur pack est très costaud et mobile. Ils y ont mis leurs tripes, et avec le soutien du public passionné, ça les a boostés. Ils avaient aussi bien étudié notre jeu. On aurait dû être plus disciplinés, jouer plus intelligemment, jouer simple, ce que les Français ont fait. On a trop essayé de jouer je pense.»
Joueurs au crible.
Picamoles et Michalak donnent le la !

Yannick FORESTIER (4/5) : des débuts très convaincants. Conquérant en mêlée malgré une position qui fait «peine», actif sur les soutiens comme les nettoyages et une superbe évasion en prime (39e). Thomas Domingo (50e) n'a pas baissé l'intensité du défi imposé aux Wallabies.

Dimitri SZARZEWSKI (3/5) : du sérieux et de la disponibilité. Benjamin Kayser (50e) s'est montré tout aussi sérieux à la tâche.

Nicolas MAS (4/5) : un coin en mêlée et beaucoup de jus dans le jeu. Vincent Debaty (60e) a apporté sa force de colosse, volant un dernier ballon australien (79e).

Jocelino SUTA (3/5) : quelques difficultés, initialement, à se situer puis il est progressivement entré dans la partie pour finir 3e ligne aile.

Pascal PAPé (3/5) : le papa qui rameute et concasse.

Yannick NYANGA (4/5) : un désir exacerbé de bien faire débouchant parfois en début de match sur de la fébrilité. Puis il s'est libéré et il est allé crescendo. Bon soutien de Picamoles (42e), rush impressionnant (45e) et multiples interventions précieuses. Sébastien Vahaamahina (68e) a pu joliment fêter sa première sélection.

Louis PICAMOLES (5/5) : l'homme fort de ce XV de France. Celui qui l'a mis sur des rails dorés. Des courses puissantes, ravageuses, victorieuses…

Fulgence OUEDRAOGO (3/5) : très actif jusqu'au bout et coquin sur l'essai de Picamoles (il retient Dennis sur le flanc de la mêlée).

Maxime MACHENAUD (3/5) : appliqué, solide derrière des avants fringants… Grosse défense. Morgan Parra (64e) a assuré le final.

Frédéric MICHALAK (5/5) : très à l'aise comme animateur-distributeur-défenseur… Investi habilement un espace vide et adresse une superbe passe à Fofana pour l'essai du vrai break (23-6 ; 55e). Peut-être son match le plus plein en bleu. Seul bémol, cette touche de pénalité manquée (66) amenant les Wallabies tout proches de l'essai (68e). François Trinh Duc (74e) en a terminé tranquillement.

Vincent CLERC (3/5) : tenu sur son aile… Excellent sauvetage (26e) mais rend un ballon au pied (49e).

Maxime MERMOZ (3/5) : pas qu'un passeur… Perforateur aussi et défenseur aussi malgré ce plaquage manqué (71).

Florian FRITZ (3/5) : du muscle et de la détermination. Yohan Huget (60e) s'est immédiatement glissé dans la peau d'un vainqueur.

Wesley FOFANA (3/5) : moins productif qu'au centre, sa vraie place. Mais après un départ «flottant», a retrouvé tout son peps. Un relais parfait entre Picamoles et Ouedraogo (42e), magnifique réception offensive sur ballon haut (52e) et sprint bingo (55e) sur passe de Michalak.

Brice DULIN (4/5) : une présence rassurante, des relances judicieuses et musclées même s'il se fait croquer sur sa ligne (68)
Le prochain adversaire. Les Pumas affrontent les Bleus samedi prochain à Lille
«Corcho» et ses frères s'offrent les rois d'Europe

Onze ans jour pour jour après avoir savouré le bonheur d'un premier et donc historique succès à Cardiff, les Argentins ont remis ça hier sous le toit du Millenium. Mais en 2001, ils n'avaient croqué qu'une «galette», une petite équipe de Galles. Cette fois, «Corcho» Fernandez-Lobbe et ses frères s'offrent la couronne des rois d'Europe, «héros» de la dernière coupe du monde puis auteurs d'un superbe Grand Chelem. Ils touchent peut-être là les premiers fruits de leur entrée, douloureuse (un nul et cinq défaites) mais précieuse, dans le Four Nations.

Privés de plusieurs titulaires laissés à la disposition des clubs, puis, rapidement, de Felipe Contepomi, touché à un genou (entorse), les prochains adversaires des Français ont mis un peu moins d'une heure à trouver la clé. Dominateurs dans l'alignement, toujours dans le bon sens grâce à une troisième ligne dévoreuse, tranquillisés par une défense (quatre pauvres pénalités seulement pour les Gallois), et bénéficiant de quelques gestes d'exception (comme le petit coup de pied de footeux d'Imhoff, par-dessus Cuthbert, à l'origine du magnifique deuxième essai de Gonzalo Camacho, à l'autre bout du terrain), les Pumas ont annoncé la couleur. Une couleur vive. Peut-être pas éblouissante, encore mais déjà inquiétante… P.L.
Fiche

Pays de Galles 12 - Argentine 26

A Cardiff.- M-T 9-6. 70.000 spectateurs. Arbitre : R. Poite

Vainqueurs : 2 E Imhoff (55), Camacho (60), 1 P Contepomi (4), 2 T, 1 P (72), 2 D (10, 52) Sanchez

Vaincus : 4 P Halfpenny (6, 14, 26, 48)

J.-P. O.

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Message par jeanjean le Lun 12 Nov - 18:43

XV de France : les Bleus séduisent face à l'Australie


Après son exploit contre l'Australie, l'équipe de France doit maintenant dominer l'Argentine, samedi à Lille, pour valider ce résultat.

Dans la nuit de Saint-Denis, les premiers appels de phare sont signés Yannick Nyanga. Au milieu des sons victorieux, le troisième ligne toulousain dégaine soudainement : «Mais il y a aussi beaucoup de choses qui n'ont pas marché ce soir…» Le ton est grave. Alors, nous demandons un éclaircissement : «Il y a vraiment tant de choses que ça qui n'ont pas marché ?» Yannick Nyanga sourit : «Non mais si on perd ensuite contre l'Argentine, on passe pour des cons…» Le staff français a donc déjà fait passer le message sur le jour d'après l'exploit. Encore plus quand il s'agit d'un double exploit si on en juge par l'écart au score. Car si certains soulignent des absences au sein du XV australien, rappelons que l'équipe de France était privée de son capitaine Thierry Dusautoir et qu'elle a dû composer sans Yoann Maestri, la veille de la rencontre. Un véritable handicap selon Yannick Bru : «C'était un coup dur. C'était notre joueur le plus grand et le plus lourd de notre paquet d'avants et quand on voit les mensurations du pack australien à qui on rendait des kilos et des centimètres… Il est au cœur de nos systèmes et de notre progression depuis le début de l'aventure France en ce qui me concerne. Le forfait nous a gênés mais nous a aussi resserrés et a rajouté du piment à notre challenge. Et Suta a fait un match extraordinaire.»

Le fameux jour d'après

Mais la confirmation constitue donc également un exploit. Pas évident physiquement quand on a joué 45 minutes de temps effectif avec 12 journées de Top 14 et 2 de Coupe d'Europe. Pas évident quand on a eu si peu de temps pour travailler. Pour l'Australie, Yannick Bru est allé à l'essentiel, la mêlée : «Ce qu'on avait travaillé en mêlée a été super bien mis à profit par les gars qui ont été admirables. On rendait des kilos et des centimètres aux Australiens. Alors, on avait eu une approche un peu particulière, si tant est qu'on puisse travailler des choses en huit jours et deux séances de mêlées. Le mérite revient surtout à l'expérience des gars, à l'intensité qu'ils ont mis dans cet affrontement.»

Depuis hier, l'entraîneur des avants bleus s'est penché sur le cas de l'Argentine et d'éventuelles failles. Mais il ne faut pas trop rêver : «J'ai rarement vu les Gallois se faire dominer athlétiquement comme ils l'ont été samedi avec des Argentins qui ont vraiment récité leur rugby dans la dernière demi-heure. C'était vraiment beau à voir. Cette équipe d'Argentine sort du Four Nations. On sent qu'elle a des automatismes, qu'elle est prête physiquement. Gros souci en perspective.» Les nuits seront quand même moins polluées après cette victoire qui permet de poser quelques fondations. Ce qui n'était pas le cas avant samedi : «On avait toujours l'angoisse de ne pas en avoir fait assez. L'angoisse d'avoir enlevé trop de fraîcheur aux joueurs. Mais on avait déjà l'impression qu'après la tournée en Argentine, il y avait quelque chose qui s'était passé en terme de compréhension de nos systèmes, de mise en application. C'est bien parce qu'on a l'impression qu'il y a une forme de continuité aujourd'hui. Mais bon, comme en bourse, les performances passées ne présagent en rien des performances futures.» Le fameux jour d'après…

Mermoz et les vieux cauchemars

La première action du match avec la perte du ballon de Maxime Mermoz sur une action des Bleus jouée dans leur camp, a, selon Yannick Bru, «réveillé de vieux cauchemars. Et je peux vous dire que les talkies-walkies ont bien fonctionné. Car l'an dernier pendant le Tournoi, on avait souvent démarré la course avec un boulet accroché à la cheville puisqu'on avait pris une interception ou des essais casquette.» Gageons que face à l'Argentine, le premier ballon dans le camp français sera joué au pied…

repères

Le chiffre : 92

«Il y a une phrase qui dit qu'on se rend compte de la valeur des choses quand on les perd... »

Yannick Nyanga, à propos de ses larmes au moment de La Marseillaise

pour cent> Plaquages. La défense fut le point fort de l'équipe de France samedi. 9 plaquages manqués sur 108 soit du 92% d'efficacité. Impressionnant.

Picamoles, Louis d'or

Sur le terrain, il se fait la place à grands coups d'épaule. Avant de livrer ses impressions, il a dû attendre que Patrice Lagisquet, bavard en chef, lui en fasse une petite. Dimanche avait déjà retenti dans les sous-sols du Stade de France mais l'exploit était encore tout frais. Louis Picamoles a patienté, en retrait, en envoyant quelques SMS. Contre l'Australie, il a aussi fait passer plusieurs messages. Harinordoquy va bientôt quitter l'infirmerie et Chouly a pris une autre dimension à Clermont. Mais le Toulousain compte bien garder son n°8 en sélection : «Je serais en danger si je me sentais installé. L'équipe de France n'appartient à personne. Je suis juste dans la continuité. Depuis que le nouveau staff est arrivé, je ne me sens pas épié à la moindre erreur. Respecter le collectif sans trop en faire pour soi, c'est plus facile avec la confiance.» Il a en effet pris part aux huit matches de l'ère Saint-André…

Contre l'Italie, pendant le Tournoi, pour ses retrouvailles avec les Bleus, Louis Picamoles avait déjà tout dévasté. Samedi, l'opposition était d'un autre calibre. Sa puissance et sa justesse derrière la mêlée ont été précieuses. D'évidence, il a franchi un cap, dans la régularité, la maturité (29 sélections, 26 ans) : «Je ne veux pas m'emballer mais ça s'est bien goupillé.» Trois ans, presque jour pour jour (13 novembre 2009), qu'on lui rabâchait sa performance face aux Springboks à Toulouse (20-13). Elle n'est plus son unique référence : «On craignait le volume de l'Australie. Physiquement, c'était dur, le rythme était élevé. On y a tous mis du cœur.» Epaulé par deux lévriers, il a beaucoup découpé : «C'était vraiment un plaisir particulier de jouer avec deux potes, Fufu (Ouedraogo) et Yannick (Nyanga). Ils couvrent tellement de terrain, ça aide pour les replacements.»

Les fleurs, Louis Picamoles souhaite également les partager pour son essai, son 3e avec les Bleus : «La mêlée avance puis tourne bien, Maxime (Machenaud) fait un appel, j'en profite, y'avait plus qu'à courir.» Quant à son surnombre vendangé (64e), il l'assume sans se dédouaner : «Il me manque quelques centimètres pour y aller seul. On marque derrière sur la mêlée, ça ne me porte pas trop préjudice.» Il en serait autrement en cas de rechute contre l'Argentine : «On n'a pas envie d'avoir battu l'Australie pour rien. Les Pumas ont tapé les Gallois chez eux, là où on avait perdu lors du Tournoi. Tout est dit.» Jusqu'à samedi.

Cyrille Pomero

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Message par jeanjean le Lun 12 Nov - 18:50

[b]Philippe Saint-André : «J'ai aimé…»[/b]


Que retenez-vous de cette victoire ?

«J'ai aimé son état d'esprit tout au long du match, notamment cette volonté de ne pas prendre d'essai dans les cinq dernières minutes alors que l'on était assuré de la victoire et que nous étions physiquement «dans le rouge». J'ai aimé le Stade de France, même s'il n'était pas plein. J'ai aimé aussi la remise de maillots, Philippe Dintrans, Jean-Pierre Garuet, leurs larmes, leurs paroles aux joueurs. Ce sont nos valeurs. Il faut savourer. Parfois, tu prends des claques dans la gueule. Là, c'était beaucoup de plaisir. Mais dès demain matin (lundi), on ferme le livre et on pense à l'Argentine.»

L'axe 2-8-9-10-15 a semble-t-il bien répondu à vos attentes…

«Certains étaient plus inquiets que moi ! On les a mis sur le terrain parce qu'on pense qu'ils ont vraiment des qualités. Ceux qui sont rentrés aussi en 2, en 9 et en 10 ont fait leur job. Surtout, ils ont été intelligents, n'ont pas paniqué et ont marqué dans les temps forts. Bon, on a un peu «dévissé» deux ou trois jeu au pied, en début de match on manque parfois de longueur ou de précision pour mettre plus de pression. ça va être un des points importants contre l'Argentine : il va falloir être très bons dans les duels aériens.»

Tenez-vous votre match référence ?

«Ce qui est sûr, c'est que depuis que j'entraîne, c'est le meilleur match qu'on ait fait ! Par rapport au score, au contenu, au fait qu'en face c'était la deuxième nation du monde. Par rapport à l'état d'esprit des joueurs aussi. J'espère qu'ils ont compris qu'on n'est rien sans les quatorze autres. Ils n'ont pas été égoïstes. Le rugby, c'est ça. Depuis vendredi dernier je sens qu'ils sont réceptifs, appliqués… Par exemple, ils restent à table pour parler, ils ne rentrent pas en chambre tout de suite jouer à la console. C'est important. Tu as besoin de te découvrir, de te connaître. L'équipe de France, c'est dix à onze semaines par an, il faut les vivre pleinement.»

Après avoir joué sur la peur, sur quelle corde appuyer pour l'Argentine ?

«C'est le challenge de cette semaine. On a fait un match référence mais est-ce qu'on a un groupe référence ? On va le savoir samedi face à l'Argentine. Il faudra remettre les mêmes ingrédients face à une équipe qui va nous poser des problèmes différents. Les Argentins ne sont plus une petite nation, on le sait depuis bien longtemps. Et désormais, en plus, ils ont du vécu… Ils ont notamment disputé six tests de haut niveau dans le Four Nations et samedi, ils ont été impressionnants. Ils ont gagné 80 % des duels face aux Gallois, l'équipe européenne qui se prépare le mieux.»

La Dépêche du Midi

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Message par jeanjean le Lun 12 Nov - 18:51

La France passe 4e au classement IRB, devant l'Angleterre


Grâce à sa victoire sur l'Australie samedi au Stade de France (33-6), la France grimpe à la quatrième place du classement de l'International Rugby Board (IRB). Elle peut désormais prétendre à une position de tête de série, quelques semaines avant le tirage au sort des groupes de la Coupe du Monde-2015.

Les Français, qui viennent de doubler l'Angleterre, doivent à présent conserver cet avantage à l'occasion de leurs deux derniers test-matches automnaux contre l'Argentine, samedi à Lille, et face aux Samoa, le 24 novembre qu Stade de France.

L'Angleterre, qui n'a pas gagné de point malgré son large succès (54-12) samedi face au Fidji, s'apprête de son côté à affronter les trois premières nations mondiales : l'Australie, samedi, l'Afrique du Sud, le 24 novembre, et la Nouvelle-Zélande, le 1er décembre. En cas de victoire de la Perfide Albion sur les Wallabies et d'un sans faute des Tricolores, ces derniers pourraient prendre la troisième place, devant les Australiens.

Le tirage au sort des poules du Mondial-2015 aura lieu le 3 décembre à Londres. Les quatre premières nations au classement de l'IRB seront tête de série et ne pourront se retrouver dans la même poule. Par ailleurs, l'Australie a perdu une place après sa lourde défaite en France. Elle a été doublée par l'Afrique du Sud qui s'est imposée en Irlande. L'Argentine, qui a gagné samedi au Pays-de-Galles, talonne sa victime en septième position.
Le classement

1. Nouvelle-Zélande 92,91 points

2. Afrique du Sud 85,50

3. Australie 84,82

4. France 84,58

5. Angleterre 83,09

6. Pays de Galles 80,60

7. Argentine 80,29

8. Irlande 79,04

9. Ecosse 77,97

10. Samoa 77,14

11. Italie 76,61

12. Tonga 74,22

avec Agence

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Message par Nyko75 le Mar 13 Nov - 8:54

Les mêmes plus Maestri


Le staff tricolore a reconduit le groupe victorieux de l'Australie samedi au Stade de France pour le prochain test face à l'Argentine, à Lille samedi. Forfait contre les Wallabies, Maestri est de retour.



Le groupe pour les Pumas
Avants (14) : Thomas Domingo (Clermont), Yannick Forestier (Castres), Benjamin Kayser (Clermont), Dimitri Szarzewski (Racing-Métro), Vincent Debaty (Clermont), Nicolas Mas (Perpignan), Yoann Maestri (Stade Toulousain), Pascal Papé (cap., Stade Français), Jocelino Suta (Toulon), Sébastien Vahaamahina (Perpignan), Damien Chouly (Clermont), Yannick Nyanga (Stade Toulousain), Fulgence Ouedraogo (Montpellier), Louis Picamoles (Stade Toulousain).

Arrières (10) : Maxime Machenaud (Racing-Métro), Morgan Parra (Clermont), Frédéric Michalak (Toulon), François Trinh-Duc (Montpellier), Vincent Clerc (Stade Toulousain), Brice Dulin (Castres), Wesley Fofana (Clermont), Florian Fritz (Stade Toulousain), Yoann Huget (Stade Toulousain), Maxime Mermoz (Toulon).

Philippe Saint-André et son staff ont décidé de reconduire le groupe victorieux de l'Australie (33-6) samedi dernier pour la rencontre face à l'Argentine, à Lille samedi, deuxième test de la tournée d'automne du XV de France. Yoann Maestri, forfait la veille du match face aux Wallabies en raison d'un lumbago, réintègre le groupe, composé de 24 hommes. Le Toulousain «poursuivra ses soins, fera un entraînement physique adapté et sera ménagé en début de semaine afin d'être opérationnel au plus tôt et postulera pour une place dans l'équipe qui affrontera les Pumas», a précisé l'encadrement des Bleus. Le quinze de départ pour affronter l'Argentine sera annoncé jeudi par PSA.
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Message par jeanjean le Ven 16 Nov - 8:10

XV de France. Yoann Maestri a bien grandi


Si logique soit-elle, la titularisation de Yoann Maestri contre l'Argentine, démontre que le deuxième ligne toulousain est désormais un homme qui compte.

On ne change pas une équipe qui gagne. C'est bien cela. Et les quinze joueurs français alignés contre l'Argentine sont ceux qui étaient prévus contre l'Australie. Jusqu'à la veille de la rencontre et ce lumbago qui a obligé Yoann Maestri à déclarer forfait. Jocelyn Suta a fait son match mais c'est fort logiquement que le Toulousain a repris sa place dans l'équipe communiquée hier par PSA.

Parce que Yoann Maestri est devenu une des pierres angulaires du pack français comme nous l'explique Yannick Bru : «Il est au cœur de nos systèmes et de notre progression depuis le début de l'aventure France en ce qui me concerne. C'est un statut qu'il a également acquis avec son club, le Stade Toulousain.»

Pour preuve, jusqu'à la rencontre contre l'Australie, le deuxième ligne toulousain n'avait raté aucun match de l'équipe de France depuis sa première sélection, le 4 février 2012, contre l'Italie lors du Tournoi.

Il a ensuite enchaîné les cinq matches du Tournoi et les deux de la tournée en Argentine. Soit sept sélections consécutives avant son lumbago.

Le retour du géant toulousain permettra également de jouer la carte fraîcheur et la carte guerrier face au combat qui s'annonce. PSA a déjà identifié les axes du mal : «On sait que ça va être un match différent, que les Argentins vont nous proposer des choses différentes, qu'en mêlée, cela va être plus compliqué et qu'ils devraient mettre plus de ballons portés.»

Entre engagement et maîtrise, Yoann Maestri est désormais un gage de sécurité depuis qu'il a mûri, au sein de son équipe avec qui il a glané trois titres (une Coupe d'Europe et deux Brennus).

Dès lors, sa titularisation (il n'avait d'ailleurs pas quitté le groupe et suivi le match en tribunes aux côtés de Jean-Pierre Garuet et Philippe Dintrans) n'est que pure logique au sein d'un ensemble que PSA n'a pas voulu changer. Et pour cause : «Depuis le mois de juin, on a fait trois tests. Les Argentins ont joué douze fois. On ne peut pas se permettre de changer beaucoup de joueurs sur ce test.» Peut-être contre les Samoas…

En attendant, Yoann Maestri va prendre cette nouvelle sélection avec l'humilité qui le caractérise : «Je veux rendre cette confiance qui m'est donnée. Donner le maximum avec les mecs qui ont déjà livré une bonne partie face à l'Australie. Il ne faut surtout pas manquer d'humilité et ni être prétentieux. On est une équipe d'outsiders par rapport à nos derniers résultats».


Pourquoi Lille ?

La délocalisation existe également au niveau international. Toulouse en a profité en 2009 contre l'Afrique du sud. Ce déplacement dans le nord de la France est en revanche beaucoup plus original même s'il n'est pas une première. En effet, la région Nord-Pas-de-Calais a déjà accueilli quatre fois une rencontre du XV de France. Trois fois à Lille (France - Roumanie 25-13 en 1986 ; France - Argentine 28-18 en 1988 ; France - Australie 25-19 en 1989) et une fois à Lens (France - Roumanie 56-8 en 2003). Ce nouveau stade d'une capacité de 50 000 places a été inauguré le 17 août dernier. Particularité intéressante, il dispose d'un toit. Si le staff argentin donne son aval aujourd'hui, il sera fermé, ce qui ne peut que favoriser les conditions de jeu.

Tant que les travaux au stade vélodrome de Marseille n'ont pas été terminés, il s'agit là du deuxième plus grand stade derrière le Stade de France. La location étant beaucoup moins chère que celle du stade de Saint-Denis, la FFR devrait enregistrer une recette supérieure à la recette habituelle.

Ph.L.

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Message par jeanjean le Ven 16 Nov - 8:17

Cette défense qui plaide pour les Bleus...


Contraint à de courtes périodes de préparation, le XV de France de Philippe Saint-André s'appuie, comme ceux de ses prédécesseurs, sur une défense de fer qui sera une clé de la réussite face à l'Argentine, samedi à Lille.

Samedi dernier, les Bleus ont privé l'Australie d'essai. «Ca marque le coup, c'est important pour la confiance. Même devant notre ligne, on a su bien défendre», estime Dimitri Szarzewski. «On avait mis beaucoup de rigueur durant la semaine», souligne Yannick Nyanga. «On a plus rapidement vu les fruits de notre travail défensif qu'offensif parce qu'en attaque, il faut une alchimie supplémentaire, il faut plus de matches».
Fonds de commerce

Historiquement, le XV de France s'est souvent retrouvé autour de sa défense, pierre angulaire du Grand Chelem dans le Tournoi des 6 Nations 2010 et surtout du redressement en phase finale du Mondial-2011.

«Comme on ne passe pas beaucoup de temps ensemble, il y a deux façons de voir les choses: soit on cherche à valoriser notre fonds de commerce, soit on cherche à toujours s'adapter à l'adversaire, au risque de s'appauvrir», explique l'entraîneur des avants Yannick Bru.

«On cherche à assurer notre progression. On sent qu'on a des acquis sur nos systèmes défensifs, qu'il y a des choses qui sont mieux intégrées. Ce n'était pas vraiment le cas lors du dernier Tournoi des 6 Nations. Chaque séance, c'était du rabâchage», souligne-t-il. «Notre système défensif reste le même: l'envie de monter fort et de réduire le rapport espace-temps des attaquants. C'est la base du très haut niveau», résume Bru.

Face aux Wallabies, la défense française a été d'une remarquable efficacité collective (placement et replacement) et individuelle. Elle s'est montrée homogène avec une grosse agressivité et une précision gestuelle autour des «rucks» pour ralentir les enchaînements et récupérer des ballons, et avec des montées en ligne rapides et coordonnées pour limiter la prise d'initiative et les solutions de jeu adverses.

Des couacs au pied

Elle a toutefois connu quelques couacs dans le jeu au pied. «On n'a pas trouvé de bonnes touches, ce qui nous a contraint à défendre énormément et à "puiser" encore plus parce que les Australiens ne rendaient pas le ballon», note Florian Fritz, qui a le jeu au pied le plus puissant des trois-quarts français, mais peu utilisé au Stade de France.

«Ce sera un point-clé de ce week-end: sortir le ballon du terrain pour s'éviter ces longs temps de jeu», estime le Toulousain.

Les Pumas ont en effet affiché face aux Gallois leur solidité physique et une étonnante capacité à jouer dans la défense, avec des passes après contact, qui poseront un défi certainement supérieur à celui posé par l'Australie.


La Dépêche du Midi

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Message par jeanjean le Sam 17 Nov - 8:27

XV de France. Il faudra un appétit de Pumas pour battre l'Argentine


L'équipe de France va devoir manger du Puma, toujours enragé et aujourd'hui survitaminé par son succès sur le pays-de-Galles. Les Bleus pourraient alors franchir une nouvelle étape vers ce statut d'équipe constante tant recherché.

Un changement tout d'abord. Les Bleus vont jouer pour la première fois en France avec le toit fermé dans un stade qu'ils ont reconnu hier soir à 18 heures.

Un autre changement. Ce France - Argentine ne ressemblera pas aux précédents. Nous ne souhaitons pas parler ici des deux dernières rencontres de la tournée en Argentine livrées à des équipes mixtes de chaque côté. Nous envisageons comme point de départ de notre constat les anciens France - Argentine où les Bleus se trouvaient confrontés à un piège généralement bien ficelé par nos meilleurs ennemis, nourris aux mamelles du championnat français. En attestent les chiffres des confrontations depuis le début des années 2000 et le premier pas de Tango en 2002 (victoire 28-27 de l'Argentine dans laquelle figurait déjà Fernandez-Lobbe) : huit victoires en une décennie et des faits plutôt marquants comme ces deux succès lors de la Coupe du Monde 2007.

L'Argentine est grande

Aujourd'hui, l'Argentine ne représente plus ce contexte piégeux. C'est pire. Son entrée dans le Four Nations lui a offert la reconnaissance attendue dans le concert international en même temps qu'elle lui a donné la possibilité de progresser au contact des trois grands de l'hémisphère sud. Et comme le Puma a de l'appétit, il a croqué à pleines dents dans la première proie de l'hémisphère nord qui lui fut présenté : le champion d'Europe en titre, le pays-de-Galles. Et voilà comment on arrive aujourd'hui à un avant-match de Top 14 entre grosses écuries où chaque staff se renvoie la balle sur le statut de favori dans cette rencontre.

Encore un changement. Le jeu argentin. Avec une animation offensive déjà plus au point que celle de l'ère Lièvremont. Dès lors, la défense française qui a fait merveille face aux Australiens passera un nouvel examen. Mais ne craignez rien, les Argentins n'oublieront pas les vieilles recettes pour autant : les mains vont traîner dans les rucks, les mêlées vont être désaxées et l'ouvreur girondin n'oubliera pas de tester la dextérité de Brice Dulin sous les chandelles. En fait, cette Argentine a tout simplement désormais plus de couleurs dans sa palette. Comme une grande nation qu'elle est désormais. Et la France, elle, aimerait être sûre de pouvoir continuer à passer au vert de l'espérance sur la lancée du… kangourou. Oui mais voilà, la constance n'est pas encore son plus fidèle serviteur. PSA et son staff veulent savoir si elle a passé un cap et si elle est capable de se présenter avec trois victoires de suite au compteur sur la ligne de départ du prochain Tournoi. Le tout avec un groupe ainsi remodelé depuis la dernière échéance européenne. Se remobiliser, confirmer, maintenir le cap, répéter les mêmes séquences, remélanger les mêmes ingrédients que face à l'Australie. Le message a été martelé durant toute la semaine à Marcoussis. Et avoir peur des Argentins… Et si finalement le succès des Pumas face aux Gallois n'était pas la meilleure des choses pour la préparation des Français ?
.France. Les clefs du match.

Cinq secteurs à soigner

> Maîtrise émotionnelle

Certes Ledesma comme Roncero, leader de «jeu» et maîtres es- «dégoupillage», ne sont plus là et il y a moins d'«affectif» entre les effectifs… N'empêche, l'opposition franco-argentine conserve un caractère spécifique, un peu… spécial, le rapport de maîtres à élèves s'étant inversé avec les «envies» de reconnaissance étreignant les seconds… En outre certains éléments comme Guinazu, Senatore, Tiesi ou Vergallo auront à cœur de démontrer leur qualité aux clubs français qui ne les ont pas retenus… Il faudra donc dans cette «lutte» psychologique, face à l'«engagement» adverse, que les Bleus restent maîtres de leurs nerfs pour rester maître de leur rugby et, dans l'éventuelle difficulté, qu'ils soient patient.

> Rucks

Défensivement, grâce à leur agressivité, les Pumas sont des «poisons» sur cette phase de jeu désormais capitale. Ils sont aussi désormais très bien organisés lorsqu'ils se trouvent en possession du ballon… Dans la même situation, les Français devront donc impérativement éviter l'«isolement» du porteur de balle et, en situation défensive, il sera peut-être plus judicieux pour eux de privilégier le replacement à la contestation.

> Mêlée

La démonstration de force réussie la semaine dernière aux dépens des Australiens ne dispense certes pas les Bleus d'une nécessaire remise en condition. L'épreuve ne supporte ni l'à-peu-près, ni le péché d'orgueil et l'attelage argentin devrait être plus «consistant» que celui des Wallabies même si Figallo, très mobile, très actif par ailleurs, n'est pas un vrai droitier et si le banc français, en première ligne, offre, a priori, une garantie supérieure à son rival.

> Plaquages

Grâce à un travail de fond permis notamment par leur première participation, cet été, au Four Nations, les Pumas sont désormais à l'aise dans le jeu après contact, clé du rugby moderne. Les Français devront donc s'acharner à stopper leurs adversaires tout en les empêchant d'assurer les transmissions. La tenaille à deux hommes (un aux jambes, l'autre au torse) est préconisée… Mais elle demande beaucoup d'organisation et/ou d'énergie…

> Jeu au pied

Les Français devront gagner en rigueur et en précision dans ce domaine, que ce soit dans le jeu d'occupation (à commencer par les touches de pénalité) ou sur le jeu en pression… Il s'agira aussi de soigner les réceptions adverses…. sous la pression.

J. P. O.

De notre envoyé spécial, Philippe Lauga

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Message par jeanjean le Dim 18 Nov - 7:43

XV de France. Oui, ces Bleus tiennent la route!


Pour une confirmation, ce fut une confirmation dans cette nouvelle église ovale. La victoire contre l'Australie n'était pas un exploit sans lendemain. Les Français ont encore passé la barre des trente points à partir d'un rugby parfois spectaculaire, parfois simplement efficace et surtout toujours cohérent.
Une seule mêlée en première mi-temps

Cette rencontre restera d'abord dans les annales par son temps de jeu effectif en première période et par le fait qu'une seule mêlée ait été ordonnée, qui plus est à une minute trente de la pause. C'est simple : quand le pilier castrais Forestier est sorti au début de la deuxième mi-temps, il n'eut jusque-là que deux mêlées à disputer. On releva quand même des en-avants mais à chaque fois ils furent convertis en turn-over, ce qui donna à cette rencontre un rythme fou durant les quarante premières minutes.

Avec un passage à l'intérieur de la défense bleue, les Argentins n'ont mis que cinq minutes pour déverrouiller le système défensif français quand les Australiens avaient essayé en vain de très nombreuses combinaisons devant le coffre-fort français. Mais ce sera la seule fois de la partie.

Cet essai argentin suivi de deux pénalités permirent d'observer le comportement des Bleus menés (3-13). Quelle réponse !

Dans le défi du jeu, les deux équipes se livrèrent rapidement un duel épique avec beaucoup de mouvements au large. À l'avantage des Français puisque l'équipe de France est revenue dans les pattes du Puma sur un essai de Clerc au terme d'un mouvement sur lequel la gestuelle de Picamoles et la vitesse de Mermoz ont fait la différence en fin d'action. Dans cette débauche de jeu, les Argentins se sont perdus les premiers rendant un ballon aussitôt exploité par les trois-quarts français (Clerc servi par le judicieux jeu au pied à ras de terre de Fritz). Et voilà comment la France emballa l'affaire (17-13) pourtant mal engagée.

Capot ouvert

Avec un rythme aussi soutenu dans les vingt premières minutes, on se doutait bien que les deux équipes allaient finir capot ouvert. C'est durant cette relative période faible que le XV de France s'est montré le plus opportuniste et réaliste avec une occupation du terrain judicieuse et cet exploit une nouvelle fois majuscule de Nyanga qui la joua solo au sortir d'un regroupement. Le paquet cadeau était emballé avant la pause.

Parce qu'il allait de soi que les deux équipes ne pourraient continuer sur un tel rythme, nous avons retrouvé en seconde période un France - Argentine plus conforme à la tradition avec davantage de mêlées, quelques chamailleries également (duel Picamoles - Leguizamon) et un jeu moins aéré, plus terre à terre au ras des regroupements faisant la part belle aux buteurs (Michalak d'un côté, Sanchez de l'autre). Cette fois-ci, c'est sur ce terrain moins spectaculaire que les deux nations rivalisèrent ; l'écart alternant entre 8 et 11 points. Jusqu'à une fin de rencontre parfaitement maîtrisée qui fit définitivement basculer le succès dans les bras français grâce à la botte impeccable de Michalak. Après cette nouvelle opération séduction, on ne doute plus de la constance et surtout de l'avenir de ces Bleus.

Fiche

France -Argentine: 39-22

MT: 24-13; toit fermé; 47.069 spectateurs; arbitre: M. Steve Walsh (Australie).

Vainqueurs: 3 E Clerc (18, 22), Nyanga (34); 3 T, 5 P (2, 60, 67, 72, 78), 1 D (46) Michalak.

Vaincus: 1 E Bosch (6); 1 T, 5 P (10,14, 44, 56, 65) Sanchez.

Evolution du score: 3-0, 3-7,3-10, 3-13, 10-13,17-13, 24-13/24-16, 27-16, 27-19, 30-19, 30-22, 33-22, 36-22, 39-22.

FRANCE: Dulin (Trinh-Duc, 68); Fofana (Huget, 63), Fritz (Fofana, 63), Mermoz, Clerc (o) Michalak (m) Machenaud (Parra, 56); Ouedraogo, Picamoles (Chouly, 74), Nyanga ; Maestri (Suta, 61), Papé (cap) ; Mas (Debaty, 69), Szarzewski (Kayser, 47), Forestier (Domingo, 47).

ARGENTINE: Amorosino; Agulla (Tuculet, 74), Tiesi (Camacho, 58), Bosch, Imhoff (o) Sanchez (m) Landajo (Cubelli, 63); Leguizamon, Fernandez-Lobbe, Senatore (De la Vega, 47); Cabello (Vallejos, 61), Carizza; Figallo (Gomez Kodela, 61), Guinazu (Creevy, 47), Ayerza (Lobo, 72).

La note du match: 15/20-Les homme du match: Louis PICAMOLES et Yannick NYANGA (France).
Saint-André: «Content parce qu'on a osé»

Cette nouvelle victoire vous a-t-elle appris quelque chose ?

«Je suis satisfait que l'on puisse enchaîner deux victoires d'affilée contre deux nations de l'hémisphère Sud. D'autant qu'il n'y a, jusqu'alors aucun autre pays européen qui a gagné cet automne. On a rapidement été mené 3-10 mais on n'a pas paniqué. Là où je suis content, c'est qu'on a osé, on a joué, on s'est fait des passes. Il y a cette action de Dulin qui, après un «marque», relance alors que tout le monde est dans le rouge et ça finit par un essai de 80 mètres. En première mi-temps, je me suis régalé. Celui qui aime le rugby a vu des ambitions, des initiatives. Tant qu'on aura cet état d'esprit, cette envie de jouer et d'oser, je pense qu'on peut faire de bonnes choses. Mais il ne faut pas emballer le moteur.»

Un match un peu fou quand même, non ?

«Particulier… Une première mi-temps avec beaucoup de rythme, de jeu, de vitesse. Nicolas Mas m'a même demandé si un pilier servait encore à quelque chose avec une première mêlée à la 39e minute ! En deuxième, les Argentins ont beaucoup plus joué au pied, occupé. J'ai trouvé qu'on avait quand même bien maîtrisé cette deuxième mi-temps.»

Et de trois avec les Samoa ?

«Il faut garder beaucoup d'humilité quand on voit les Gallois qui ont fait le Grand Chelem et qui viennent de perdre cinq matches d'affilée… avant d'affronter Nouvelle-Zélande et Australie ! Il faut rester d'autant plus humble que ce sont des «découpeurs de tête» qui arrivent au Stade de France la semaine prochaine»
France-Argentine. La troisième victoire consécutive des Tricolores en questions.
Bien à l'abri sous le toit de France

D'abord, le retour du cauchemar, et puis, très vite, la certitude que tout pouvait très bien se terminer. Les Argentins commencent vraiment à faire moins peur à leurs amis français… Enhorabuena !

Un match de rugby en France dans une «cocotte-minute», c'était déjà arrivé ?

Non puisque le Grand Stade de Lille, inauguré le 17 août dernier est le seul, en France, équipé d'un toit amovible. En Europe, le Millenium de Cardiff offre cette possibilité depuis 1999. Une couverture rétractable figure également dans le projet du stade de rugby que la FFR veut réaliser d'ici 2017 à évry dans la banlieue parisienne.

Trois essais face aux Argentins en une mi-temps, c'est plutôt rare pour l'équipe de France non ?

Les Bleus n'avaient plus marqué d'essai aux Pumas depuis 2007 sur le sol français ! Hier soir, ils n'ont eu besoin que d'une grosse demie heure de jeu pour franchir trois fois la ligne d'en but. Après les trois inscrits face à l'Australie, ça fait six. Plutôt souriante la tournée d'automne non ?

Et Vincent Clerc a pesé de tout son poids dans cette balance très positive avec deux nouvelles réalisations.

Voilà le plus capé des lignes arrières tricolores bien parti pour menacer Serge Blanco au classement des meilleurs marqueurs de l'Histoire. Le Biarrot (38) n'a plus que quatre longueurs d'avance sur Clerc qui a déposé hier soir un certain… Philippe Saint-André (32). Philippe Sella (30) est au pied du podium.

Pascal Papé est sorti en sang à la mi-temps avant de revenir avec un épais bandage…

On redoute toujours les griffes des Pumas, mais sur le dernier regroupement, le Parisien a pris un vrai coup de tête… Pas mieux.

Les avants n'ont pas forcé en mêlée au cours du premier acte…

Non. Quand l'Australien Steve Walsh a sifflé la première sur un en avant tricolore, le chronomètre marquait 38'12''. À la reprise, c'est allé beaucoup plus vite puisqu'il n'a fallu attendre qu'1'04'' pour voir les premières lignes se retrouver. Cette mêlée a d'ailleurs été cafouillée par les Français qui ont encaissé dans la foulée une pénalité de Sanchez, sans conséquences au final.

Comment les buteurs ont -ils exercé «indoor» ?

Plutôt très bien. Un seul échec de chaque côté pour Frédéric Michalak (3 transformations, 1 drop, 4 pénalités), et pour Nicolas Sanchez (1 transformation, 4 pénalités et 1 drop).

Depuis quand le XV de France n'avait plus réussi à aligner trois succès consécutifs ?

Entre la fin du Tournoi des 6 nations 2011 et le début de la coupe du monde de la même année, les joueurs de Marc Lièvremont avaient fêté cinq succès de rang (Pays de Galles, Irlande, Irlande, Japon et Canada). Ceux de Saint André peuvent désormais espérer une quatrième victoire samedi lors de la venue des Samoa à Saint-Denis.

+17 face à l'Argentine, c'est presque un record !

Pas tout à fait, en juin, (face à des Pumas B il est vrai), les Français se sont baladés 10-49 à Buenos Aires, mais il faut remonter au 5 novembre 1988 pour retrouver un écart de ce genre pour un succès face à l'Argentine en France 29-9 (+20).

Au passage le bilan de l'ère moderne devient moins humiliant face à nos amis Sud américains…

Oui avec cinq victoires bleues désormais en treize confrontations (on était à 3 sur 11)… Au total la France mène 34-12 (avec un petit nul en passant en 1977).
Joueurs au crible.

Picamoles, Nyanga et Michalak!

Yannick FORESTIER (2/5) : très peu de mêlées, beaucoup de courses, ce n'était pas un match pour ce «terrien». Un plaquage manqué (9e) et une sanction en mêlée (39e). Thomas Domingo (51e) a apporté un peu de densité dans l'axe.

Dimitri SZARZEWSKI (4/5) : immédiatement dans le feu de l'action, il a traqué l'Argentin tout en le défiant auprès. Benjamin Kayser (51e) fut moins prolifique mais très fiable.

Nicolas MAS (4/5) : tonique à souhait et des relais d'affamé. Comme à 20 ans ! Mieux qu'à 20 ans ! Vincent Debaty (69e) est venu assener quelques coups de calandre!

Pascal papé (2/5) : bon bloqueur de mauls mais deux renvois mal négociés et une faute bête…

Yoan MAESTRI (2/5) : il a connu quelques difficultés à suivre le rythme et imposer sa masse. Un ballon perdu à la lutte (51), passe hors timing (58e). Jocelino SUTA (61e) a apporté de la fraîcheur.

Yannick NYANGA (5/5) : une demi-heure dans la soute, un raid irréel dans la défense argentine (33e) et retour dans la salle des machines pour une multiplication de plaquages en tout point du terrain. Impressionnant.

Louis PICAMOLES (5/5) : ancrage essentiel dans le jeu français; encore décisif sur les deux premiers essais français : fixation-offrande à Papé sur le premier… Récupération au sol pour celui de Clerc.

Fulgence OUEDRAOGO (3/5) : principal «point de chute» en touche… Moins abrasif que Nyanga dans le jeu.

Maxime MACHENAUD (2/5) : premier ballon contré dans ses 22m, puis se «troue» sur une balle haute… Il a ensuite «compensé» par une sacrée présence physique. MorganParra (57e) a accéléré le jeu… Belle réception offensive (69e).

Frédéric MICHALAK (4/5) : sobre et précis dans sa distribution, inspiré dans ses choix, efficace dans ses tirs au but (7/8, drop opportun compris). Et cette nouvelle aisance qui lui fait prendre de la hauteur. Confirmation de sa nouvelle envergure.

Vincent CLERC (3/5) : toujours là quand un ballon d'essai se présente… Et 2 de plus qui font 34 !

Maxime MERMOZ (3/5) : surpris à son intérieur pour l'essai argentin, perd une balle à l'impact (16e) avant d'entrer pleinement dans la rencontre et de démontrer qu'il a aussi, physiquement, du répondant.

Florian FRITZ (4/5) : la garantie du milieu de terrain… Un extérieur du pied droit magistral pour Clerc (essai, 28e) et deux belles touches d'occupation (35e, 49e).

Wesley FOFANA (2/5) : même dans ce match un peu fou, ça ne s'est jamais joué sur son aile… Son passage au centre (63e) lui a permis d'évacuer un peu de frustration… Un peu… Yoan Huget (63e) aurait aimé en profiter davantage…

Brice DULIN (4/5) : son sang-froid, la qualité de son placement et de ses réceptions (15e, 18e notamment) sont étonnantes pour un novice. Sa solidité à l'impact aussi. François Trinh Duc (67e) dans une fin de match débridée qui lui convenait à évolué comme un 3e centre! J. P. O.

Paroles

Papé:«Fiers... Mais pas le temps de s'attarder»

Pascal Papé (capitaine du XV de France): «On n'a pas attaqué le match de la meilleure des façons... Malgré tout, sur le terrain, je n'ai entendu que des encouragements, que des mecs qui ne voulaient pas lâcher prise. L'Australie la semaine dernière, l'Argentine aujourd'hui, c'est énormément de fierté. Mais on a encore un troisième match et non des moindres contre une équipe (les îles Samoa) qui a gagné au pays de Galles. On n'a pas trop le temps de s'attarder sur ces bonnes choses».

Louis Picamoles: «Ils nous ont cueilli à froid. Mais il y a eu une très belle solidarité. On a galéré, mais on a encore montré de belles valeurs, notamment beaucoup d'enthousiasme. Il ne faut pas s'arrêter là»

Vincent Clerc (qui avec 34 essais a désormais dépassé Saint-André, 32): «C'est toujours agréable de pouvoir finir les coups des copains. Mais ce n'est pas un objectif. ça arrive ou pas, ce sont des faits de jeu. On en rigole (avec Saint-André)... C'est une course qui regarde plus les médias que nous. Il a moins de chances que moi (de la gagner) alors je vais m'accrocher encore un peu!»

Maxime Machenaud: «C'est une grande joie. Les Argentins nous ont posé pas mal de problèmes mais on a su se serrer les coudes et on est revenus dans le match avec du jeu, c'est ce qu'il faut retenir.»

Yannick Nyanga: «On savait que ce match serait aussi dur, voire plus, que le premier contre l'Australie. On en a eu confirmation dès le début. Au final on confirme mais il faut finir le travail. On va savourer sans verser dans le triomphalisme. Le match des Samoa va être compliqué. On est prévenus.»

Juan Martin Fernandez Lobbe (capitaine de l'Argentine): «Au-delà de l'aspect physique, nous n'avons pas eu la même précision que la semaine dernière face au pays de Galles. Nous avons subi dans les zones de rucks et la discipline nous a fait défaut.»

Santiago Phelan (entraîneur de l'Argentine): «Nous avons bien commencé... sans avoir le contrôle ni du ballon, ni du rythme du match. Et nous n'avons pas été bons dans le jeu au pied. En deuxième mi-temps, il y a eu beaucoup d'imprécision et les remplaçants n'ont pas réussi à remettre de la puissance.»


Patrick Louis

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Message par Nyko75 le Dim 18 Nov - 9:05

Les jardiniers lillois ont du pain sur la planche pour "réparer" la pelouse!
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Message par jeanjean le Lun 19 Nov - 9:35

Equipe de France. On en veut encore!


L'équipe de France gagne et enchante. Une dernière coupe de champagne contre les Samoa samedi à 18 heures au stade de France?

Comme des perles. Du bonheur bien sûr. Les Bleus enchaînent les succès. Dans l'allégresse générale, assurant au passage la promotion de notre sport dans une terre à explorer. Oui, tous les clignotants sont au vert. Alors bien sûr, cela alarme un peu le staff. Heureusement, les entraîneurs français ont trouvé un dernier allié lors de cette tournée : les Samoa, le prochain adversaire. Et pour cause, les Iliens ont eux aussi battu le pays-de-Galles comme les Argentins l'avaient fait une semaine auparavant. Donc, au petit jeu des comparaisons (pas toujours fiable), les Samoa et l'Argentine, c'est kif-kif bourricot. Et comme les Français craignaient énormément les Argentins, vous suivez…

Il faut donc craindre les Samoa pour garder une concentration intacte et finir le travail : soit le triplé, trois succès lors de cette tournée. Un objectif qui paraissait difficile à atteindre il y a quinze jours. C'était sous-estimer le caractère de cette équipe dont on peut aujourd'hui affirmer qu'elle a au moins franchi un cap dans sa capacité de réaction. Tout à tour, Patrice Lagisquet et Yannick Bru se sont félicités de cet état d'esprit. Ainsi le Gersois : «On est mené 13 à 3, on est franchi rapidement dans le match. Dès lors, c'est bien d'être revenu rapidement dans la partie parce que mentalement, j'ai eu peur de revivre un scénario qu'on avait déjà connu face aux Argentins, notamment lors de notre premier test en juin où on a été contré et obligé de courir après le score durant une bonne partie du match. C'est bien que le caractère soit présent.»
Le coup de folie de Dulin

Les affaires semblaient en effet mal engagées. Et plus d'une équipe de France n'a jamais pu renverser la situation dans ces conditions. Pas celle-là qui a remonté la pente se parant, de plus, de ce côté séducteur qui fait grimper sa côte de popularité. À l'image de cette relance de Brice Dulin que certains ont pu juger inopportune alors que les deux équipes tiraient la langue (arrêt de volée rapidement joué). Une décision que Patrice Lagisquet analysait avec humour : «Quand on est entraîneur et qu'on voit ça, au départ, on crie non, non, non et puis au fur et à mesure que l'action avance, c'est oui oui oui.»

Mais derrière la prise d'initiative, il y avait également de l'organisation offensive travaillée qui porta ses fruits comme le révèle Yannick Bru : «On savait que les Argentins étaient très costauds dans la défense autour et sur le contest au sol. On avait envisagé pas mal de renversements de jeu avec des sorties plutôt sur le large. On savait qu'il y aurait l'opportunité de prendre de la vitesse dans les couloirs. Donc on avait demandé aux avants de faire des leurres au milieu de terrain pour aller chercher la vitesse sur les extérieurs. Mais on a réussi aussi quelques pick and go très dynamiques dans l'axe. L'un ne va pas sans l'autre.»

Tout ceci donne le sentiment que ce groupe est très réceptif aux messages de son staff et adhère au projet de jeu présenté. Si le déclic a eu lieu en Argentine, c'est aujourd'hui que l'arbre fleurit. Australie, Argentine, la continuité de l'excellence. Le rêve de tout entraîneur.
Des hommes frais en renfort

PSA a convoqué quatre joueurs, le centre Gaël Fickou, l'arrière ou ailier Benjamin Fall, le 3e ligne Pierrick Gunther et le 2e ligne Sébastien Vahaamahina pour préparer la réception des îles Samoa en précisant que ces convocations étaient motivées par le risque de blessures parmi les vainqueurs de l'Argentine. Pour l'heure, seul Brice Dulin touché à une cuisse est incertain. Le groupe sera ramené à 23 demain soir. La composition du XV de départ sera dévoilée jeudi.


Philippe Lauga

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Message par jeanjean le Lun 19 Nov - 9:37

Clerc - Nyanga, les finisseurs


En exagérant et en «renaturalisant Frédéric Michalak toulousain», l'essentiel des 39 points de l'équipe de France aurait été inscrit par des joueurs toulousains... C'est en tout cas vrai en ce qui concerne les essais (un pour Yannick Nyanga, deux pour Vincent Clerc).

Auteur d'une nouvelle sortie tonitruante, Yannick Nyanga a inscrit un essai spectaculaire qui ressemble en version plus courte (vingt mètres au lieu de quarante) à celui marqué cette année à Bayonne en championnat avec un départ dans l'axe et une course irrésistible. Il raconte: «Cela se passe vite en fait. Je suis en dehors du regroupement. Il y a un ballon porté qui est annoncé. Je dois venir à côté pour peser, ou pour faire un leurre. Le ballon porté est en échec. Donc je viens rapidement au ballon. Je vois un ou deux Argentins qui se consomment dans le regroupement et Fernandez-Lobbe qui est un petit peu en retrait. J'essaie de démarrer au ras pour remettre de l'avancée. Et puis voilà, j'arrive à casser le plaquage. Cela a réussi sur ce coup.» Finalement, c'est parfois simple de marquer un essai.

C'est en tout cas la cinquième réalisation sous le maillot tricolore pour le troisième ligne toulousain
Clerc: Argentine, ce chaînon manquant

Nous l'avons dit hier dans nos colonnes, Vincent Clerc a franchi une nouvelle marche dans le classement des marqueurs d'essais de l'équipe de France. Il est désormais seul deuxième, laissant son entraîneur PSA à la troisième place. Objectif Serge Blanco désormais même si l'ailier toulousain réaffirme que ces records n'ont pas beaucoup d'importance à ses yeux : «Ce ne sont pas des objectifs de début de match. Je ne me prends pas la tête si ça marque pas. Si ça marque, tant mieux. Je suis content d'avoir pu concrétiser des actions, notamment des turn-over. Ce sont des actions collectives et nous avons des rôles de finisseur. J'ai pu avoir ce rôle là, tant mieux. Mais c'est loin d'être une fixation. Si je n'avais pas marqué, la victoire m'aurait suffi.»

D'autant qu'il s'agit de la première victoire du Toulousain face aux Argentins après trois défaites. C'est la seule grande nation qui manquait à son palmarès. En ce qui concerne le prochain adversaire, les Samoas, il les a déjà battus en 2009 lors d'un test match et a marqué un essai ce jour-là. En rugby, la récidive est autorisée. Rendez-vous samedi.

Philippe Lauga

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Message par jeanjean le Lun 19 Nov - 9:40

C'est le michalak dont on n'osait plus rever


Il vient de poser son rugby là. Sur une de ces terres inconnues dont il est désormais amoureux. Entre… Jean Cocteau et Maurice Chevalier. «On peut naître vieux comme on peut mourir jeune» affirmait le poète. «L'âge mûr est le plus beau de tous, on est assez vieux pour reconnaître ses erreurs et encore assez jeune pour en commettre d'autres…» notait l'inoubliable interprète de… «ça sent si bon la France».

Le geste plus rond, moins imprévisible sans doute, plus sage peut-être, mais tellement plus juste, plus rassurant, Frédéric Michalak vient d'enfiler un costume tout neuf. Ou plutôt, il vient de l'offrir au quinze tricolore si souvent malade de ses ouvreurs à travers les époques, lui qui a si souvent été écartelé entre les deux fauteuils de la charnière.

Le Toulonnais, a ramené de ses deux voyages en Afrique du Sud un petit Hugo, qui a sans doute «un peu» changé sa vie, mais aussi la sérénité qui manquait tant à sa panoplie de génie.
Le bébé star est devenu joueur adulte

L'eau n'était pas toujours si douce dans le bassin des Sharks, mais l'ancien bébé star du rugby tricolore le dit, le répète, c'est dans ce contexte, jamais confortable, qu'il est devenu quelqu'un d'autre. Un joueur adulte.

Au soir de l'impeccable victoire face à l'Australie, on ne pouvait pourtant s'empêcher de penser aux errements du passé. Aux amères catastrophes qui veillaient sans faute et sans pitié dans l'ombre de tous les chefs-d'œuvre. Et puis les Pumas arrivaient en gare de Lille, menaçants comme toujours et armés d'une troisième ligne à fissurer n'importe quel numéro dix…

Sourd aux promesses d'exécution de «Corcho» Fernandez-Lobbe et au nouveau chœur de louanges, le nouveau patron du XV de France est resté calme. Et il a réédité (et même amélioré) sa performance de la semaine précédente aux côités du petit Machenaud.

Buteur parfait ou presque (un seul échec, cinq pénalités, trois transformations et un drop dans le cadre), organisateur intelligent, ajusteur précieux pour empêcher les Argentins de rêver, les maintenant toujours à distance (comme sur ce drop idéal en début de deuxième période) à la marque, et défenseur «wilkinsonesque» puisqu'à l'image des bonnes habitudes de son partenaire de la rade, il a réalisé un carton plein en défense.
À la baguette, au violon et au trombone !

Le meilleur plaqueur du match, à égalité avec Yannick Nyanga, c'est même lui, avec onze interventions décisives ! Chef d'orchestre, de meute, et découpeur infatigable. à la baguette, au violon et au trombone.

La confiance pour n'importe quel joueur mais encore plus pour les titulaires de ce poste où il faut décider, trier et exécuter en équilibre instable et en très peu de temps, elle reste capitale. Mais il nous semble que si Michalak peut aujourd'hui se reposer sur elle, c'est qu'il a d'abord étoffé largement son bagage général. Il n'a peut-être pas beaucoup plus de tours dans son sac qu'autrefois, mais il les exécute tous avec une facilité nouvelle. Une sorte d'aisance tissée avec le temps, les matches, les déceptions et les grands combats.
Une humilité inattendue

John Plumtree, son entraîneur néo-zélandais lui a entièrement fait confiance cet été. Et il n'a pas eu à le regretter. «Il était un de nos joueurs clé. Et plus l'enjeu est important, plus il est fort. Il adore les rencontres de très haut niveau».

Trop célèbre trop tôt. Trop vite idolâtré et trop vite brûlé (six ans après un terrible concert de sifflets, le revenant a dû apprécier la longue ovation du Stade de France l'autre soir), il est parti réapprendre son métier avec une humilité inattendue. Simple pion, anonyme dans l'effectif de Durban, il a trouvé, de l'autre côté de la terre et des projecteurs des raisons toutes neuves d'y croire encore. Malgré les oublis, les vides, et les blessures (la dernière, entorse ligaments croisés du genou gauche en 2008).

On le disait, on le croyait fini, il s'impose déjà (même s'il s'en défend et prétend que l'échéance est encore lointaine) comme le patron du train tricolore, pas encore lancé mais déjà en route vers la coupe du monde.

Dans un coin de son cœur ou sur sa cheminée, brillent déjà quatre Tournois dont trois Grand Chelem (2002-2004-2010), une Currie Cup, trois H Cup (2003-2005-2010) et un Bouclier de Brennus qu'il aimerait tant retrouver au printemps avec le RC Toulon.

S'il coiffait le tout d'un trophée mondial, ça ressemblerait à une consécration. Fred Michalak aura 33 ans lors du prochain rendez-vous planétaire. L'âge des vieux ? Non, l'âge des dieux.

Patrick Louis

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